JE VOUS LAISSE MON OBSCURITÉ...
Jean Cassou est né le 9 juillet 1897 à Deusto (Espagne).
Sa famille s'installe à Saint-Quentin en 1903. Son père meurt en 1914.
Bachelier, il prépare une licence d'espagnol à la Sorbonne, qu'il poursuit en 1917 et 1918. Il n'est pas mobilisé pour la 1ère Guerre mondiale.
Secrétaire de Pierre Louÿs, il tient à partir de 1921 la chronique Lettres espagnoles dans la revue Le Mercure de France.
Il devient inspecteur des Monuments historiques en 1932. En 1934, il est membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Il est directeur de la revue Europe de 1936 à 1939.
En 1936, il participe au cabinet de Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts du Front populaire. Favorable à l'aide à la République espagnole, il se rapproche du Parti Communiste avec lequel il rompra en 1939 à la suite du Pacte germano-soviétique.
En avril 1940, il devient directeur adjoint puis directeur en chef du Musée national d'Art moderne, nouvellement installé au Palais de Tokyo. Il est destitué en septembre 1940 puis envoyé au château de Compiègne. Il se consacre à la sauvegarde du patrimoine national.
Révoqué par le régime de Vichy, il rejoint la Résistance en septembre 1940.
Il est arrêté en décembre 1941 et envoyé à la prison militaire de Furgole à Toulouse. C'est là qu'il compose de tête, sans possibilité de les écrire les Trente-trois sonnets composés au secret qui seront publiés clandestinement au printemps 1944.
Il est libéré en 1943. Le Gouvernement provisoire de la République française le nomme Commissaire de la République de la région de Toulouse en juin 1944.
En 1945, il est nommé conservateur en chef du Musée national d'art moderne, poste qu'il occupe jusqu'en 1965.
Il meurt le 16 janvier 1986 à Paris.
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